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Monsieur Toulemonde a une sainte horreur des recherches d’emploi.
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Il y a des jours comme cela. Des jours où il ne reste pas d’autres choix. Des jours où il faut chercher du travail pour gagner sa croûte. Monsieur Toulemonde le sait trop bien et n’aime pas cela. Trouver du boulot c’est toujours une longue et pénible quête du quasi impossible, une quête de l’espoir et du désespoir. Une quête de l’envie et du renie.
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Quand nous perdons notre emploi il y a trois phases (sauf pour les glandeurs qui n’en ont rien à secouer et qui ne rêvent que de vivre aux dépends de l’Etat): l’espoir, la recherche, le désespoir.
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L’espoir survient dès le début, quand nous espérons encore trouver rapidement un travail et être reconnu pour nos capacités professionnelles, personnelles ou intellectuelles. Pas la peine de se presser, ça va bien se passer, un boulot va vite nous tomber dessus. Ben non, généralement ça ne fonctionne pas, ça serait trop facile! Faut pas rêver, le monde n’est ni beau ni gentil et il faut bien se casser un peu le dents pour avoir envie d’intégrer un marché de l’emploi saturé dans bien des domaines. Bande d’enfoirés qui ont la même idée, perdre leur boulot et en chercher, pfff…
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S’ensuit évidemment la phase de la recherche. Nous devenons réalistes, le travail ne va pas venir à nous, il faut aller à lui. Lettre, CV, lettre, CV, lettre, CV, etc. tout y passe. D’abord les domaines d’intérêt, ensuite ce que l’on trouve dans les journaux, sur internet et même sur les murs des WC publics. Il faut postuler, encore, toujours, trop souvent, trop lassant… Après un certain temps cette démarche est tellement inintéressante que cela se ressent aussi sur la qualité des dossiers, la motivation n’est plus là. Nous en arrivons donc à la phase du désespoir.
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Après un interminable balais d’enveloppes, de mails, de formulaires en ligne, de téléphones pour… rien bien souvent, plus personne n’a envie de se battre. Parmi ceux qui proposent des postes, peu sont ceux qui prennent la peine de répondre, de refuser (ne parlons même pas de politesse, d’entregent ou je ne sais quoi qu’ils osent par contre demander dans l’offre). Encore moins nombreux sont ceux qui accordent un entretien, pire encore pour un emploi. Le travail s’éloigne, le temps passe, l’espoir trépasse. Et ensuite? Ben ensuite c’est l’inconnu… Monsieur Toulemonde aimerait bien le savoir, mais pour le moment il galère dans le présent et pas dans le futur.
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Le pire dans tout cela, c’est que quand ça se termine Monsieur Toulemonde se plaindra de son boulot.
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Monsieur Toulemonde déteste les recherches d’emploi.
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